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Ca se passe sur la librairie du Festival :

Pendant le Festival, lectures et débats autour de la littérature nordique

Ce lundi 10 mars, la lecture d'un racontar de Jorn Riel à 19 heures a été annulée à cause de la tempête qui souffle sur l'Ouest. On craint la chute d'un clocheton de la cathédrale. Le Festival, c'est risqué.

Ce mardi 11 mars si tout va mieux, Jean Malaurie vient participer au Festival et présenter le documentaire tiré de son ouvrage de référence pour la collection Terre Humaine, "les derniers rois de Thulé".

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Mardi 3 avril 2007
Depuis 20 ans, Denis Couchaux réalise les affiches du Festival du Cinéma Nordique. Fin de  l'interview de l'artiste par Michel Linden et dernier des 12 projetS d' affiche que Denis nous a confiée pour ce blog.

Voilà au terme de plusieurs heures de dialogue avec Denis Couchaux, j’ai retransmis sur ce blog un aperçu de ce long échange. Je n’ai gardé que ce qui m’a semblé le plus essentiel des interventions de Denis, avec toute la subjectivité reconnue dans ce tri des réponses.
Merci à toi Denis de nous avoir livré tes réflexions sur ton travail et tes douze affiches inédites, parmi bien d’autres qui sont encore à découvrir. Ton regard de spectateur, depuis l’origine du festival du cinéma nordique,  nous a permis de connaître à la fois tes goûts en matière de films et de sentir ton approche sur l‘histoire de cette manifestation dont tu es l’une des mémoires vivantes.
Je vous laisse, avec l’accord de Denis, son adresse professionnelle, pour, qu’à votre tour, vous lui fassiez part de vos impressions : couchauxgraphisme@wanadoo.fr

1 avril 2007
Michel Linden 


© Denis Couchaux
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Dimanche 1 avril 2007
Depuis 20 ans, Denis Couchaux réalise les affiches du Festival du Cinéma Nordique. Tous les jours un extrait de  l'interview de l'artiste par Michel Linden.


- ML : Au terme de cet entretien, aurais-tu un souhait à exprimer pour l’avenir du festival nordique ?
- Denis Couchaux : Oui, que l’on se retrouve tous pour un grand bal costumé à la 50ème édition.
Plus sérieusement, lors de ses premières éditions, le Festival disposait de près de quatre vingt années de création cinématographique à nous faire découvrir. Depuis, grâce à son travail, ce retard est dans l’ensemble comblé et, même s’il reste encore des rétrospectives à faire et des thèmes à découvrir, le Festival doit vivre de plus en plus sur la production de l’année en cours avec, comme on le disait les jours précédents, les aléas de l’économie culturelle actuelle.
Pour retrouver ce foisonnement des débuts, il pourrait être, certes, intéressant d’élargir l’ouverture vers la musique, la photographie et la littérature mais, à mon avis,  ce Festival est quand même et prioritairement un festival de cinéma, et pour ne pas se renier, la confrontation du public aux films et à leurs auteurs doit rester quelque chose d’essentiel. Par contre, un développement vers les pays riverains du cercle polaire (Canada, nord de la Russie) serait formidable. A travers la petite rétrospective sur les nomades de l’année dernière, on pouvait voir la grande proximité culturelle des différents peuples autochtones. Ce serait passionnant de découvrir ce qu’il en est de nos jours. D’autant plus que Canada et Russie possèdent de prodigieuses cinématographies…

31 mars 2007
Michel Linden

© Denis Couchaux
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Vendredi 30 mars 2007
Depuis 20 ans, Denis Couchaux réalise les affiches du Festival du Cinéma Nordique. Tous les jours un extrait de  l'interview de l'artiste par Michel Linden.


-ML : Ta rencontre la plus marquante pendant ces vingt années ?
- Denis Couchaux : C?est justement celle avec Roy Andersson, une rencontre à Rouen, à la fois enrichissante et passionnante, qui a prolongé ma vision de son ?uvre cinématographique. Sa filmographie n?est pas abondante. II n?a réalisé que 3 longs métrages et quelques courts et moyens métrages. Il alimente sa maison de production grâce à des films publicitaires qui sont des petits joyaux d?humour glacé. Contrairement à ce qui se passe avec de nombreux cinéastes dont on peut apprécier un film, et rester déçu par le reste de leur carrière, il a développé une ?uvre totalement cohérente, une vision noire et décalée du monde, avec un sens de l?humour absurde qui évoque Kafka et que l?on retrouve aussi bien dans ses films de  commande que dans ses recherches personnelles. Avec lui, le cinéma, qui est de plus en plus une industrie des loisirs, redevient véritablement un art.
Son dernier film, « Chansons du 2ème étage » a obtenu le prix spécial du jury à Cannes il y a maintenant 6 ans et j?attends avec impatience son nouveau projet, sur lequel il est, paraît-il, en train de travailler.


30 mars 2007
Michel Linden

© Denis Couchaux

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Vendredi 30 mars 2007
Depuis 20 ans, Denis Couchaux réalise les affiches du Festival du Cinéma Nordique. Tous les jours un extrait de  l'interview de l'artiste par Michel Linden.

- ML : Sur les documentaires que tu as visionnés et qui retiennent ton attention il y a des temps forts sur ces vingt ans ?
- Denis Couchaux : Oui, je me souviens de la découverte de l’œuvre de la documentariste finlandaise Pirjo Honkasalo, des « Sept chants de la Toundra » de Markku Leehmuskallio et Anastasia Lapsui, des films de Jørgen Leth, de la « Chronique coloniale » de Vincent Monnikendam, et de quelques autres dont je n’ai plus les noms en mémoire. Chaque fois, il ne s’agit pas de simples constats documentaires, mais de véritables œuvres d’art qui peuvent évoquer l’essai philosophique dans le cas de J. Leth, ou la réflexion ethnologique dans celui de M. Leehmuskallio et A. Lapsui, mais sont toujours de somptueux morceaux de cinéma. Cette année, il ne faut pas rater « Five obstructions » de Jørgen Leth et Lars von Trier, un jeu passionnant sur la contrainte et la créativité.
En ce qui concerne la fiction, je retiens un grand réalisateur qui m’a marqué, Roy Andersson, dont le film « Une histoire d’amour suédoise » est re-projeté cette année. Il reste un des derniers grands cinéastes nordiques en activité et on regrette qu’il tourne aussi peu de films. Mais il ne faut pas oublier non plus les Pays Baltes, associés dès les premières années au Festival. Le passage à l’économie de marché a laminé leur production cinématographique et c’est d’autant plus regrettable que leurs cinéastes avaient souvent beaucoup de talent et une maîtrise formelle extraordinaire apprise à l’Ecole de cinéma de Leningrad. Sharunas Bartas est l’un des héritiers de Tarkovski…

29 mars 2007
Michel Linden

© Denis Couchaux
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Mercredi 28 mars 2007
Depuis 20 ans, Denis Couchaux réalise les affiches du Festival du Cinéma Nordique. Tous les jours un extrait de  l'interview de l'artiste par Michel Linden.

- ML : Ta présence permanente sur le festival depuis vingt ans fait de toi un témoin privilégié ; alors quelle évolution constates-tu dans cette manifestation ?

- Denis Couchaux : J’ai la chance que le travail de graphiste du Festival se termine au moment où commence la manifestation, ce qui me permet d’assister aux séances et rencontres. Depuis 20 ans, j’ai vu beaucoup de films et cela m’a permis de me faire une certaine idée des pays nordiques où je ne suis jamais allé. La société est très présente dans leur cinéma et cela nous permet de constater la réelle diversité de pays, voire de régions, que nous rassemblons un peu vite sous une étiquette commune de nordique.
Je constate également, en vingt ans de projections, une évolution du cinéma qui n’est d’ailleurs pas spécifique aux pays du Nord. Il s’agit d’une sorte de standardisation du langage cinématographique avec de moins en moins d’audace de la part des réalisateurs. C’est particulièrement vrai pour les fictions et, pour moi, aujourd’hui, la vraie création cinématographique se réfugie surtout dans des films que l’on classe dans le genre documentaire. Non seulement, on y trouve des formes plus inventives, mais ils sont souvent porteurs d’une puissance « fictionnelle » qui semble avoir déserté les fictions proprement dites.

28 février 2007
Michel Linden

© Denis Couchaux
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