Dimanche 18 février 2007
Absent de la sélection de "20 ans de traductions", le seul livre traduit en Français de Sture Dahlström (1922-2001) , "Je pense souvent à Louis-Ferdinand Céline" date de 1994. La traduction est de Martine Desbureaux aux éditions du Rocher, Le Serpent à Plume 2006. Cette série de quatre récits est savoureuse, naviguant en permanence entre le jazz et l'écriture ; elle donne envie d'en connaître beaucoup plus sur l'œuvre de Sture Dahlström considéré en Suède comme un représentant de la beat generation. Heureusement le Serpent à Plume nous promet une traduction de son livre "Le grand Blondino". Attendons...
Je retiens, en particulier, de son quatrième récit intitulé : "Une journée à Heingeborgen", à la fois sa savoureuse pratique des interviews et aussi cette image de lui : " ...j'écris sur moi-même et donc sur les suédois, je représente une part de l'âme suédoise qui fait rarement entendre sa voix, mais qui n'en existe foutrement pas moins parmi les bavardages de salon..."
Sture Dahlström est aussi le père du cinéaste Håkan Dahlström, qui a réalisé plusieurs courts métrages avec son père et sa mère Anna-Stina Ehrenfeldt, peintre. Un DVD, regroupant plusieurs courts métrages réalisés par eux trois, existe en France intitulé: "Films à grande vitesse"
Nous reparlerons de cet écrivain pendant le festival dans les différentes rencontres prévues sur les littératures traduites cette dernière année.

Malgré plus de soixante livres écrits, la première traduction française d’un livre de l'écrivaine suédoise Kerstin Thorvall vient seulement d’être publiée ; il s’agit du premier volet de la « Trilogie de Signe » : « Le sacrifice d’Hilma », écrit en 1993 et traduit par Martine Desbureaux aux éditions du Rocher le Serpent à Plumes.
Bien sûr, c’est un réel plaisir de lire le livre de Kjell Westö, « Le malheur d’être un Skrake » sorte de fresque familiale se déroulant sur trois générations, son premier et unique livre en français traduit du suédois par Philippe Bouquet et édité en 2003 chez
Avec la parution au début de cette année du livre : « Le moindre des mondes » de Sjón nous sommes à la charnière entre littérature et cinéma.
J'avais beaucoup aimé le premier tome du Livre de Dina et beaucoup moins le second...ça devenait long et pathétique. Le long chemin de ce beau livre de Herbjørg Wassmo c'est celui qui, en 1944, mène de la Norvège occupée à la Suède neutre en passant par la montagne, à pied, en plein hiver. La famille qui l'emprunte est composée d'un résistant qui fuit les poursuites des allemands, de sa femme et de son fils de 5 ans.
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