Depuis 20 ans, Denis Couchaux réalise les affiches du Festival du Cinéma Nordique. Tous les jours un extrait de l'interview de l'artiste par Michel Linden.
- ML : Au terme de cet entretien, aurais-tu un souhait à exprimer pour l’avenir du festival nordique ?- Denis Couchaux : Oui, que l’on se retrouve tous pour un grand bal costumé à la 50ème édition.
Plus sérieusement, lors de ses premières éditions, le Festival disposait de près de quatre vingt années de création cinématographique à nous faire découvrir. Depuis, grâce à son travail, ce retard est dans l’ensemble comblé et, même s’il reste encore des rétrospectives à faire et des thèmes à découvrir, le Festival doit vivre de plus en plus sur la production de l’année en cours avec, comme on le disait les jours précédents, les aléas de l’économie culturelle actuelle.
Pour retrouver ce foisonnement des débuts, il pourrait être, certes, intéressant d’élargir l’ouverture vers la musique, la photographie et la littérature mais, à mon avis, ce Festival est quand même et prioritairement un festival de cinéma, et pour ne pas se renier, la confrontation du public aux films et à leurs auteurs doit rester quelque chose d’essentiel. Par contre, un développement vers les pays riverains du cercle polaire (Canada, nord de la Russie) serait formidable. A travers la petite rétrospective sur les nomades de l’année dernière, on pouvait voir la grande proximité culturelle des différents peuples autochtones. Ce serait passionnant de découvrir ce qu’il en est de nos jours. D’autant plus que Canada et Russie possèdent de prodigieuses cinématographies…
31 mars 2007
Michel Linden
© Denis Couchaux
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