Vendredi 30 mars 2007
Depuis 20 ans, Denis Couchaux réalise les affiches du Festival du Cinéma Nordique. Tous les jours un extrait de l'interview de l'artiste par Michel Linden.
- ML : Sur les documentaires que tu as visionnés et qui retiennent ton attention il y a des temps forts sur ces vingt ans ?
- Denis Couchaux : Oui, je me souviens de la découverte de l’œuvre de la documentariste finlandaise Pirjo Honkasalo, des « Sept chants de la Toundra » de Markku Leehmuskallio et Anastasia Lapsui, des films de Jørgen Leth, de la « Chronique coloniale » de Vincent Monnikendam, et de quelques autres dont je n’ai plus les noms en mémoire. Chaque fois, il ne s’agit pas de simples constats documentaires, mais de véritables œuvres d’art qui peuvent évoquer l’essai philosophique dans le cas de J. Leth, ou la réflexion ethnologique dans celui de M. Leehmuskallio et A. Lapsui, mais sont toujours de somptueux morceaux de cinéma. Cette année, il ne faut pas rater « Five obstructions » de Jørgen Leth et Lars von Trier, un jeu passionnant sur la contrainte et la créativité.
En ce qui concerne la fiction, je retiens un grand réalisateur qui m’a marqué, Roy Andersson, dont le film « Une histoire d’amour suédoise » est re-projeté cette année. Il reste un des derniers grands cinéastes nordiques en activité et on regrette qu’il tourne aussi peu de films. Mais il ne faut pas oublier non plus les Pays Baltes, associés dès les premières années au Festival. Le passage à l’économie de marché a laminé leur production cinématographique et c’est d’autant plus regrettable que leurs cinéastes avaient souvent beaucoup de talent et une maîtrise formelle extraordinaire apprise à l’Ecole de cinéma de Leningrad. Sharunas Bartas est l’un des héritiers de Tarkovski…
29 mars 2007
Michel Linden
© Denis Couchaux
- ML : Sur les documentaires que tu as visionnés et qui retiennent ton attention il y a des temps forts sur ces vingt ans ?- Denis Couchaux : Oui, je me souviens de la découverte de l’œuvre de la documentariste finlandaise Pirjo Honkasalo, des « Sept chants de la Toundra » de Markku Leehmuskallio et Anastasia Lapsui, des films de Jørgen Leth, de la « Chronique coloniale » de Vincent Monnikendam, et de quelques autres dont je n’ai plus les noms en mémoire. Chaque fois, il ne s’agit pas de simples constats documentaires, mais de véritables œuvres d’art qui peuvent évoquer l’essai philosophique dans le cas de J. Leth, ou la réflexion ethnologique dans celui de M. Leehmuskallio et A. Lapsui, mais sont toujours de somptueux morceaux de cinéma. Cette année, il ne faut pas rater « Five obstructions » de Jørgen Leth et Lars von Trier, un jeu passionnant sur la contrainte et la créativité.
En ce qui concerne la fiction, je retiens un grand réalisateur qui m’a marqué, Roy Andersson, dont le film « Une histoire d’amour suédoise » est re-projeté cette année. Il reste un des derniers grands cinéastes nordiques en activité et on regrette qu’il tourne aussi peu de films. Mais il ne faut pas oublier non plus les Pays Baltes, associés dès les premières années au Festival. Le passage à l’économie de marché a laminé leur production cinématographique et c’est d’autant plus regrettable que leurs cinéastes avaient souvent beaucoup de talent et une maîtrise formelle extraordinaire apprise à l’Ecole de cinéma de Leningrad. Sharunas Bartas est l’un des héritiers de Tarkovski…
29 mars 2007
Michel Linden
© Denis Couchaux
par MLinden
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- ML : Ta présence permanente sur le festival depuis vingt ans fait de toi un témoin privilégié ; alors quelle évolution constates-tu dans cette manifestation ?
- ML : Denis, pourrais-tu nous dire pourquoi, par exemple, cette image n’a pas été retenue en 2003 ?
- ML :Quels sont les critères mis en place par les organisateurs du festival pour choisir une affiche parmi plusieurs maquettes que tu leur proposes ?
ML : Justement l’évolution des ordinateurs et des logiciels durant ces dernières années a modifié ton travail de graphiste de quelle manière ?
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