RENDEZ VOUS

Ca se passe sur la librairie du Festival :

Pendant le Festival, lectures et débats autour de la littérature nordique

Ce lundi 10 mars, la lecture d'un racontar de Jorn Riel à 19 heures a été annulée à cause de la tempête qui souffle sur l'Ouest. On craint la chute d'un clocheton de la cathédrale. Le Festival, c'est risqué.

Ce mardi 11 mars si tout va mieux, Jean Malaurie vient participer au Festival et présenter le documentaire tiré de son ouvrage de référence pour la collection Terre Humaine, "les derniers rois de Thulé".

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Jeudi 1 mars 2007
J'avais beaucoup aimé le premier tome du Livre de Dina et beaucoup moins le second...ça devenait long et pathétique. Le long chemin de ce beau livre de Herbjørg Wassmo c'est celui qui, en 1944, mène de la Norvège occupée à la Suède neutre en passant par la montagne, à pied, en plein hiver. La famille qui l'emprunte est composée d'un résistant qui fuit les poursuites des allemands, de sa femme et de son fils de 5 ans.
Pour être pathétique, ce livre l'est aussi, mais, décrite à travers les yeux et les mots de l'enfant et de la femme,  cette période tragique est montrée sous un angle ignoré par l'histoire et qui est pourtant celui sous lequel chacun verrait la guerre et la souffrance si nous avions à l'affronter. C'est à dire à partir des sensations physiques, du besoin du regard et de la solidarité de l'autre, avec des sentiments primordialement humains.
La traversée de la montagne, l"attente des secours dans la dégradation des membres gelés, la renaissance en Suède, pays ami mais étranger avant tout, rendent la lecture captivante et illustrent cette belle leçon de vie.
Un long chemin est édité chez Gaïa et traduit du norvégien par Luce Hinsch.
Guy Foulquié
1 mars 2007
par GFoulquié publié dans : livrenord
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Mercredi 28 février 2007
Avec la parution au début de cette année du livre : « Le moindre des mondes » de Sjón nous sommes à la charnière entre littérature et cinéma.
Sjón, de son vrai nom Sigurjón Birgir Sigúrdsson, est poète islandais, romancier, dramaturge et parolier de certaines chansons interprétées par la chanteuse Björk dont celles du drame musical de Lars Von Trier : « Dancing in the Dark ».
Il est également le co-scénariste du film « Régina » de María Sigurdardóttir présenté au festival du cinéma nordique à Rouen en mars 2003.
Les éditions Payot Rivages nous proposent une traduction par Eric Boury de ce petit récit écrit en 2003 qui croise les destins de trois personnages, un révérend, un botaniste et une handicapée le tout sur fond de chasse au renard dans un décor de neige profonde.
« Le moindre des mondes » a reçu en 2005 la plus haute distinction des pays du Nord, le prix littéraire du Conseil Nordique.
Il existe déjà une édition de quelques poèmes de Sjón «Figures obscures» traduit de l'islandais par Catherine Eyjólfsson, Cahiers de nuit, Caen 2000.
Nous retrouverons, avant l’été 2007, l’activité de parolier de Sjón avec la sortie annoncée du prochain album de Björk.
A signaler une anthologie de la poésie islandaise contemporaine, parue en 2001 aux éditions Autre Temps et dirigée par Gérard Lemarquis et Jean-Louis Depierris. Cette compilation débute par des textes de Halldór Laxness et s’achève par la traduction de cinq poèmes de Sjón.

28 février 2007,
Michel Linden
par MLinden publié dans : livrenord
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Mardi 27 février 2007
Rendez vous aux lecteurs pendant le 20° Festival du Cinéma Nordique : présentations de livres par Michel Linden en fin de matinée au bar du festival, sous la tente place de la Calende, autour d’une nouveauté de chacun des pays présents  ou avec des auteurs :
* Jeudi 22 mars : Blanche et Marie de Per Olov Enquist (Suédois)
* Vendredi 23 mars : Les anges des gratte-ciel de Tove Nilsen (Norvégien)
* Samedi 24 mars : Présentation du livre de Peter Von Bagh sur Aki Kaurismaki en présence de l'auteur qui signera son ouvrage.
* Lundi 26 mars : Obéir de Leena Lander (Finnois)
* Mardi 27 mars : La chambre noire de Damoclès de Willem Frederik Hermans (Néerlandais)
* Mercredi 28 mars : débat avec Denis Ballu responsable des éditions "L'Elan"
* Jeudi 29 mars : Piazza Bucarest de Jens Christian Grøndahl (Danois)
* Vendredi 30 mars : La voix de Arnaldur Indridason (Islandais)
par GFoulquié publié dans : Festival Nordique 2007
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Jeudi 22 février 2007
Bien sûr, c’est un réel plaisir de lire le livre de Kjell Westö, « Le malheur d’être un Skrake » sorte de fresque familiale se déroulant sur trois générations, son premier et unique livre en français traduit du suédois par Philippe Bouquet et édité en 2003 chez Gaïa.
En dehors du parti pris annoncé de ne choisir qu’un livre par année, et en 2003 je ne pouvais pas laisser passer « Pelle le conquérant » de Martin Andersen Nexø, j’ai fait le choix de la langue d’écriture avant celui de la nationalité de l’auteur : Kjell Westö, bien que finlandais, écrit en suédois ; il est ce que l’on appelle un suédophone en Finlande comme cet autre écrivain que nous ont fait découvrir les éditions Gaïa : Henrik Tikkanen avec « Renault, mon amour » et « Le héros oublié » ; citons aussi Henry Parland et son livre « Déconstructions » édité chez Belfond en 2006 et quelques autres…
Par contre, parmi les écrivains de langue finnoise édités par Gaïa, outre Daniel Katz cité dans ma liste, on peut rappeler les livres de Leena Lehtolainen dont nous avons discuté l’an dernier « Mon premier meurtre », de Riikka Ala-Harja pour « Reposer sous la mer » et « Tom Tom Tom » De ces auteurs, nous reparlerons pendant le festival puisque les éditions Gaïa seront mises à l’honneur cette année.
Je n’avais pas oublié Arto Paasilinna ni Leena Lander dont le dernier livre, traduit du finnois par Anne Colin du Terrail, « Obéir », édité chez Actes Sud fera l’objet d’un dialogue spécifique le 27 mars en fin de matinée au bar du festival. D’autres livres d’auteurs finlandais seront présents sur les tables de la librairie Renaissance à l’espace d’accueil du festival.
S’il m’est facile de reconnaître mon parti pris assumé et ma subjectivité revendiquée, ce blog existe justement pour que vous apportiez aussi votre contribution en signalant les livres que vous aimez. Mais sachez qu’il n’existe pas le moindre ostracisme sur la littérature de langue finnoise en France ; il suffit de suivre le travail de qualité que propose l’Institut finlandais à Paris ou bien les Boréales à Caen pour être bien informé des activités culturelles de ce pays. Cependant, on aimerait parfois disposer plus rapidement de certaines traductions et l’attente est toujours impatience.
Alors, encore un petit dernier avant l’ouverture du festival, celui édité en fin d’année 2006 chez l’Élan et traduit du finnois par Maurice de Coppet « Sur la terre finlandaise » de Arvid Järnefelt, construit sur la base de plusieurs petites nouvelles réunies ici par l’éditeur.

21 février 2007,
Michel Linden
par MLinden publié dans : livrenord
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Mardi 20 février 2007
Malgré plus de soixante livres écrits, la première traduction française d’un livre de l'écrivaine suédoise Kerstin Thorvall vient seulement d’être publiée ; il s’agit du premier volet de la « Trilogie de Signe » : « Le sacrifice d’Hilma », écrit en 1993 et traduit par Martine Desbureaux aux éditions du Rocher le Serpent à Plumes.
Le titre suédois qui pourrait être quelque chose comme : « On tire sur les ouvriers » et le titre français « Le sacrifice d’Hilma », résument bien à eux deux les thèmes majeurs de ce premier tome : d’une part, la vie sociale dans la Suède des années trente et la montée de la social-démocratie avec un temps fort pendant les grèves d’Ådalen en 1931, qui avaient servi d’argument au film de Bo Widerberg réalisé en 1969 : « Ådalen 31 » ; d’autre part, le destin d’une femme du nord du pays, Hilma, issue d’un milieu rural et confrontée à la société du sud de la Suède. Le mariage de cette jeune femme avec un professeur malade,  la pression sociale, et son rigorisme religieux vont façonner fortement sa vie et celui de sa fille Signe.
Il est difficile de comprendre comment les lecteurs francophones ont pu être laissés dans l’ignorance des œuvres de  Kerstin Thorvall, née en 1925, certainement une des plus grandes écrivaines du XXe siècle. Elle nous rappelle parfois les thèmes de Hjalmar Söderberg et particulièrement son livre « Docteur Glas » écrit en 1906, que Maï Zetterling a transposé au cinéma en 1967. Cette référence n’enlève rien à la puissance évocatrice de l’écriture personnelle de Kerstin Thorvall.
L’approche psychologique de ses personnages tout en nuance, la peinture sociologique de la Suède à l’époque de la montée du nazisme en Allemagne, pays considéré comme le grand frère, sont une véritable révélation. Nous allons guetter avec impatience la suite de cette trilogie aux accents d’autobiographie. Son ouvrage « Le tabou », écrit en 1976, qui lui valut de grandes difficultés de compréhension dans son pays et l’avait amenée à s’installer à Paris, devrait maintenant trouver un éditeur pour une version française.

19 février 2007,
Michel Linden
par MLinden publié dans : livrenord
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